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Sacrifices cachés (Esaïe 53.1-5)

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AddAntibes

Le verset 2 décrit le milieu dans lequel Jésus a vécu, cela a été pour lui comme un sol aride pour une plante. Son entourage ne lui procurait ni aliment spirituel ni encouragement. Pas de conditions favorables à son développement et pourtant il a prospéré !

Pourquoi ? Parce qu’il tirait sa vie d’en haut, il vivait par le Père et cette vie qu’il recevait d’en haut, il la communiquait à son entourage qui était sans vie, engloutissant ainsi la mort et réveillant la vie.

Il était comme une racine dans le sol de l’humanité non pour y puiser la vie mais pour y déposer la sienne, c’était là un sacrifice caché.

La botanique nous enseigne que les arbres qui croissent parmi les pierres ou les rochers, comme les pins ou les sapins, secrètent par leurs racines un suc qui a la propriété de décomposer la pierre en sorte que les racines peuvent ensuite s’y frayer un chemin et se développer.

Ainsi ces arbres, avant de puiser dans le sol, commencent par y déposer, y introduire de leur propre vie. C’est grâce à un sacrifice caché qu’ils peuvent subsister et prospérer dans des endroits où pour d’autres cela aurait semblé impossible.

N ‘est-ce pas là précisément ce qu’a fait celui qui était comme un rejeton sur une terre desséchée ?

N’a-t-il pas répandu sa vie toute entière jusqu’à ce que du sol aride de l’humanité, un écho d’Amour et de vie lui réponde ?

Il a fallu sa mort pour réveiller la vie, la mort à laquelle il s’est livré comme le dit si bien le verset 10 (Esaïe 53). Pas de fruit visible sans sacrifice caché, c’est là une loi du Royaume de Dieu.

Qelle réponse ce témoignage apporte aux plaintes de tant d’enfants de Dieu mécontents de leur entourage et des circonstances !

Si nous sommes des agneaux il n’y a pas de circonstances qui puissent nous entraver ou arrêter notre croissance. Si nous commençons par donner et non par prendre, il nous est possible de prospérer là où pour ceux qui ne possèdent pas cette grâce (être un agneau), toute existence serait impossible.

Lorsqu’on donne on prospère partout, on porte du fruit, on reste plein de sève, verdoyant. C’est ce qui explique pourquoi tant d’enfants de Dieu sont stériles, fatigués, inconsolables, déprimés ; leurs prières, leur lecture de la Bible, leurs larmes attristent le Saint-Esprit car en tout cela ils ne recherchent qu’eux mêmes, ne pensant qu’à la satisfaction de leurs besoins. Ils n’ont pas compris qu’ils sont le sel de la terre. Le sel donne-t-il ou reçoit-il ? Quand commencerons-nous à comprendre notre vocation ?

Le christianisme n’est pas une loterie où l’on mise peu et rapporte gros ! Laissons-nous instruire par l’agneau dont la devise est : non pas être servi mais servir et donner ma vie.

Il a d’abord payé le prix en entier, il a versé le capital avant de réclamer les intérêts. Il a commencé à semer avant de vouloir moissonner (Psaume 126/5-6).

Mon frère, ma sœur, qu’ as-tu donné à ton entourage ? Connais-tu ces sacrifices cachés, accomplis sans bruit et qui sont d’un grand prix aux yeux de Dieu ? Donner sa vie sans penser à ce que l’on pourra en retirer, sans prétendre faire du fruit de ce sacrifice, mais l’oublier au point qu’il devienne pour nous-mêmes un sacrifice caché ! Voilà qui est royal !

C’est ce qu’a fait Jésus sur la croix, Sa vie point perdue mais au-dessus de la croix. L’Esprit veillait avec une divine sollicitude à ce que rien ne se perdit de cette vie livrée à la mort.

Toutefois, pour suivre cette vie de sacrifice il ne faut rien de moins que la vision de la gloire divine (Hébreux 2/9-18) et ceux-là seuls qui ont compris que l’immolation de leur vie en fait la valeur peuvent suivre l’agneau pas à pas.

Il ne s’agit pas d’accomplir de grandes actions mais d’être mus par un mobile assez important pour ennoblir leurs moindres actes et ce mobile c’est : TOUT POUR LA GLOIRE DE MON DIEU, est -il le tien ?

Paul Skovasja

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