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Villes du futur un ghetto

28 décembre 2020

Villes du futur un ghetto

Villes du futur un ghetto

Les futurologues et les sociologues disent que nous sommes à l’aube d’une explosion urbaine.

L’ONU projette qu’en 2050,    6,6 milliards d’humains vont habiter dans des mégapoles tentaculaires.

Inévitablement pour loger tout le monde il va falloir densifier les villes.

On sait déjà qu’en 2035 il y aura 43 millions d’habitants à Delhi en Inde, 36 millions à Tokyo, 34 à Shangaï, 29 au Caire, 25 à Mexico et 21 à New York.

L’Europe où la croissance démographique est moins active sera aussi touchée par ces concentrations urbaines délirantes.

Dans ces villes géantes, Il faudra que les gens aient de quoi se nourrir, travailler, se vêtir et se distraire.

Il faudra alimenter les commerces, gérer les déchets et l’emprunte environnementale, fournir de l’énergie, assurer la sécurité et l’hygiène.

Fini le rêve de la maison de campagne, du pavillon de banlieue.

Après la deuxième guerre mondiale, la création des banlieues, loin des centres villes et des lieux de travail ont engendré des déplacements qui sont un véritable désastre écologique.

Pour l’éviter les villes nouvelles seront des conglomérats de villes où chaque quartier est une ville dans la ville.

On y trouve tout. Son lieu de travail, les commerces, l’administration, les parcs de loisir et de sport, les activités culturelles quitte à utiliser massivement les clones et les visites virtuelles de musés.

Le but est que les habitants n’aient pas à se déplacer hors du quartier. On redécouvre le ghetto.

Et comme la place n’est pas extensible, il faudra jouer sur les verticalités et mettre plus de monde au m².

La verticalité va de la terre vers le ciel mais aussi de la terre vers le sous-sol.

Les villes vont s’enfoncer dans le sous-sol en d’innombrables niveaux où on trouvera des gares de trains pour les quelques privilégiés qui auront à se déplacer.

On y trouvera aussi, des commerces. Des usines. Des bureaux. Des salles de spectacle.

Plus dense, la ville du futur sera plus connectée.

L’internet des objets permettra de gérer les stocks. Les algorithmes et les machines géreront la production d’énergie et son stockage, les déchets, la production et la distribution d’eau, l’éclairage.

Les data scientistes vont remplacer les urbanistes. Tout finira en algorithmes.

L’anonymat disparait avec l’hyperconnectivité. Tout le monde l’acceptera pour des raisons de sécurité.

La ville est sous haute surveillance, un véritable quartier de haute sécurité. Un Ghetto numérique.

Comme nous le disions l’Europe sera moins touché par ce phénomène de densification des villes.

C’est un avantage et aussi un danger.

En effet dans un monde où tout se sait l’attrait de zones moins peuplées ne pourra que faire des envieux et donc accentuer les tensions migratoires. Les flux migratoires vont s’amplifier.

Les grandes villes que nous connaissons en ce début de 21ième siècle sont loin de la taille de ce qu’on nous prédit. Et pourtant, déjà maintenant elles génèrent de nombreux problèmes humains :

Solitude, sentiment d’angoisse d’enfermement, d’écrasement. Impressions qui se traduisent par beaucoup de détresse humaine.

Qu’est-ce-que cela va être  dans ces immenses mégapoles ?

Dans la prochaine chronique nous verrons que ces projections futuristes sont une réalité en marche avec des projets déjà bien avancés.

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