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Villes du futur, piège à data

30 décembre 2020

Villes du futur, piège à data

Villes du futur, piège à data

Si la croissance démographique se poursuit au rythme actuel, en 2050 la terre devra être capable d’héberger près de dix milliards d’êtres humains.

Il faudra bien loger tout le monde. Ce sera dans des villes gigantesques.

En 1950, 30% de l’humanité habitait dans des villes. En 2050 ce sera 70% d’une population 4 fois plus importante.

Tous ces développements promis par les futurologues posent de nombreuses questions  et la première d’entre elles : où trouver de quoi nourrir toute cette population alors que les sols sont détruits par les produits chimiques que l’on y déverse depuis des décennies, qu’il faut préserver les forêts qui apportent l’oxygène et absorbent le gaz carbonique apparemment responsable des perturbations climatiques.

Les scientifiques n’ont pas l’air de s’en s’inquiéter. Ils pensent que les progrès de la science et les technologies résoudront les problèmes.

Ils disent qu’on trouvera d’autres formes d’énergie. Les océans, pourtant déjà bien malades, seront mieux exploités.

Et pour les problèmes de CO2 on inventera des aspirateurs géants et des lieux de stockage souterrains. Tout va bien…

Et tout va tellement bien, qu’avant d’avoir le début du commencement de solutions pour tous ces problèmes, les architectes proposent et construisent déjà aujourd’hui les villes du futur qui séduisent les politiques.

Ainsi le président Chinois Xi Jinping envisage de construire une ville, symbole de sa toute-puissance : «Xiongan».

Ce nom « Xiongan » nous rappelle deux mots hébreux à très forte consonance biblique : Xion qui nous fait penser à Sion et Gan qui signifie : Jardin.

La ville s’appellerait : Jardin de Sion. Il n’y a pas de hasard. L’orgueil prétentieux et arrogant de l’homme n’a pas de limites. Depuis la tour de Babel, il n’a rien appris.

Cette mégapole s’étalera sur près de 2000 Km², 2 fois la taille de Paris.

Ce sera une citée verte à faible densité carbone qui accueillera les meilleures universités chinoises et surtout le nec plus ultra de la technologie chinoise dont bien sûr, le numérique.

Le Canada, construit une citée sur 800 hectares qui est une ville laboratoire truffée de capteurs, caméras, GPS, qui transformeront en data les moindres faits et gestes des habitants.

L’inde s’est fixée de construire une centaine de villes intelligentes où tout sera connecté, automatisé.

L’Arabie Saoudite lance le projet Néom qui signifie : Le Nom et, qui comme par hasard est situé vis-à-vis du mont Sinaï.

Une fois encore nous pensons aux habitants de Babel qui voulaient se faire un nom.

Cette mégapole du numérique, gouvernée par l’intelligence artificielle et les robots, coutera 500 milliards de dollars. Et aura la taille d’un département Français.

Le Kenia construit une cité vitrine de l’Afrique technologique avec l’aide des chinois qui phagocytent l’Afrique.

Corée du sud Songdo est une cité technologique bâtie sur 600 hectares de polders. Elle est bardée de capteurs et de caméras de surveillance…

Toutes ces villes sont des pièges à données personnelles, ou data, bien plus performants que ce que nous connaissons aujourd’hui et qui pourtant asservissent déjà l’humanité.

A qui appartiendront toutes ces données ? Aux villes ou aux géants du numériques ?

Dans les deux cas c’est un peu plus de liberté qui disparait.

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