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Souffrance et épreuve

1 juillet 2020

Souffrance et épreuve

Souffrance et épreuve

Connaissez-vous Adolphe Monod ? Pasteur protestant réformé Il fait partie de ces hommes de Dieu qui par leur foi, leur vision, leurs prières ont été à l’origine des grands mouvements du Saint-Esprit qui se sont manifestés au début du 20ième siècle.

En pleine force de l’âge, il est atteint par un cancer qui se généralise. A cette époque il n’y a aucun médicament pour soulager la douleur extrême.

Dans l’épreuve sa foi est intacte. Une semaine avant sa mort, à l’âge de 54 ans, il dit :

« J’ai un sauveur ! Il m’a sauvé gratuitement par son sang répandu, et je veux que l’on sache que je m’appuie uniquement sur ce sang versé. Toutes mes justices, toutes mes œuvres, toutes mes prédications qui ont été appréciées, tout cela n’est à mes yeux que comme un linge souillé ».

C’est bientôt la fin. Alité, il reçoit tous les dimanches un petit groupe de croyants avec qui il partage la Sainte Cène. Lui, le malade qui souffre atrocement, il exhorte ses amis et médite la parole de Dieu.

Dans une de ses méditations, il évoque la souffrance et l’épreuve que doivent supporter tous les hommes. Il dit : « Nous devons glorifier Dieu en toutes circonstances et particulièrement dans la souffrance. Ce ne sont pas seulement les pécheurs pardonnés qui sont appelés à glorifier Dieu. Ce sont aussi des pécheurs souffrants, misérables, dont la vie est pleine de souffrance de l’âme et du corps. Glorifier Dieu semblerait être un privilège dont ils sont exclus, étant si absorbés par les douleurs et les peines de la vie. Et bien pas du tout ! Ce sont eux qui sont le plus spécialement appeler à glorifier Dieu et qui trouvent dans leur souffrance, comme ils ont trouvé dans leurs péchés pardonnés, une raison de plus de donner gloire à celui qui nous a appris à dire : « quand je suis faible, C’est alors que je suis fort ».

Il dit encore : « Quelle consolation pour ceux qui souffrent de pouvoir dire : « en supportant mes souffrances patiemment, je peux donner à Dieu une gloire que je n’aurais pas pu lui donner autrement ».

Et il insiste disant encore : « C’est ainsi, que la souffrance peut être estimé comme un privilège. Souffrir est pour le chrétien un privilège. Souffrir beaucoup est un privilège spécial ».

Quelles paroles ! Quelle foi glorieuse !

Ce ne sont pas les mots d’un homme bien portant qui exhorterait quelques malades. Non ! C’est un homme qui souffre atrocement depuis des mois et qui sait qu’il va mourir.

Il prend soin d’ajouter que ce n’est pas par ses propres forces que celui qui souffre peut arriver à une telle proclamation de foi, mais c’est par la grâce de Dieu. C’est par la proclamation du Saint Nom de Jésus, le chef de la foi qui a lui-même été élevé et amené à la perfection par les douleurs qu’il a connues. Lui seul est puissant pour soutenir ceux qui sont éprouvés.

Oui, nous devons nous souvenir et honorer de tels hommes de foi qui nous ont annoncé la parole de Dieu. Nous considérons quelle a été la fin de leur vie et nous voulons imitez leur foi.

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