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Hikikomori

3 février 2021

Hikikomori

Hikikomori

« HIKIKOMORI ». Voilà un bien drôle de mot qui nous vient tout droit du Japon.

Aujourd’hui, ce mot étrange désigne plus cinq cent mille Japonais. Il y a 30 ans, seul le Japon était concerné. Aujourd’hui, la médecine affirme que « HIKIKOMORI » concerne bon nombre de jeunes occidentaux.

De quoi s’agit-il ? Ils ont entre 15 et 25 ans. Ils sont presque uniquement de sexe masculin. Ils sont prostrés chez eux ne sortent quasiment jamais. En fait ils habitent chez leurs parents n’ayant aucun moyen de subvenir par eux-mêmes à leur subsistance. Ils passent leurs journées à dormir, à surfer sur internet ou à regarder en boucle des séries à la télévision ou des vidéos. Ils n’ont bien sûr pas de travail et ne fréquentent personne, ni club, ni association, ni école, ils sont socialement, morts. Ils ne sont ni malades mentaux, ni haineux, ils ont simplement plus la force de se battre pour se faire une place dans la société.

La définition officielle d’un « Hikikomori » est : « un jeune retranché chez lui et qui ne prend plus part à la société depuis plus de six mois, sans qu’aucune pathologie mentale n’ait pu être identifiée ».

Ils ne présentent pas tous les mêmes symptômes. Ainsi certains ne sortent de leur repère que le soir d’autres jamais. Certains se montrent souriants et avenants d’autres sont totalement prostrés. La plupart souffre d’une faible estime d’eux-mêmes et beaucoup finissent pas développer de véritables phobies alimentaires et autres.

Certains se disent révoltés contre la société d’autres sont indifférents. Tous se sentent très peu concernés par les problèmes des autres.

Ils sont les ermites du 21ième siècles.

Le phénomène s’est développé au japon dans les années 90. Après la deuxième guerre mondiale le Japon a connu une importante rupture culturelle ouvrant toutes grandes ses portes au commerce et aux marchés occidentaux. Quand il y eut la récession économique le Japon s’est globalement replié sur lui-même laissant toute une frange de la population, plutôt jeune, désœuvrée, en quête d’identité, sans repère et sans espérance.

Le phénomène en Europe est encore très marginal et il est même contesté par certains psychiatres qui conformément à leurs habitudes ramènent tout à des schizophrénies et autres troubles mentaux.

Quoi qu’il en soit, ce phénomène des Hikikomori, n’est qu’un signal de plus de la faillite d’une société qui rejette les valeurs chrétiennes de l’amour d’un Dieu souverain. Un phénomène de plus qui s’ajoute aux problèmes de violence, d’addiction à toutes sortes de drogues, de suicides si nombreux, à la consommation délirante de médicaments pour faire face au stress, à la dépression, à la solitude. Une société qui égocentrique voue un culte à la personnalité, à l’argent et à la jouissance. Une société où la parole n’a plus de valeur et où on renie ses engagements et ses alliances à la première difficulté.

Continuons à proclamer qu’il n’y a de solution qu’en Jésus-Christ. Il n’y a d’Espérance que dans les promesses de la Parole de Dieu. Il n’y a de bonheur que dans l’amour du prochain, et dans le don de soi pour une cause transcendante : annoncer au monde qu’il n’y a de salut qu’en Jésus.

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