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Droit d’aînesse

29 novembre 2021

Droit d’aînesse

Droit d’aînesse

Il y a une confusion que l’on observe souvent c’est la différence entre :  » premier né  » et « droit d’aînesse ». Le  » premier né  » est le premier enfant mâle d’une famille quelles que soient les circonstances dans la mesure où il est reconnu par ses parents. C’est un statut qui ne peut absolument pas être modifié. Ainsi, tous les premiers nés d’une famille d’Israël appartiennent à Dieu et sont consacrés à Dieu. Le droit d’aînesse est un droit qui donne des privilèges à un fils par rapport à ses frères. Il hérite du rang, de la situation et des prérogatives de son père. Il deviendra chef de la famille ou de la tribu ; il hérite aussi d’une double portion des biens paternels. Cependant le droit d’aînesse peut se perdre. Ainsi la Bible dit que Ruben, fils de Jacob, est le premier né, mais que le droit d’aînesse est à Joseph le onzième fils de Jacob.

C’est vrai que Dieu respecte la tradition humaine du droit d’aînesse car Il a laissé aux homme la terre en partage afin qu’ils la gèrent au mieux dans le respect de la justice.

Cependant, il y a six cas au moins où Dieu déroge à ce fameux droit d’aînesse donné au premier né, pour le donner à celui qu’il a choisi quel que soit son rang de naissance. Par exemple :

Le fils ainé d’Abraham, c’est Ismaël. Pourtant c’est évidemment Isaac qui hérite de la promesse et de l’alliance du Père.

Jacob achète le droit d’aînesse de son frère Esaü. Puis il reçoit, de la part d’Isaac, la bénédiction due à l’ainé.

Comme nous l’évoquions, Joseph est le onzième fils de Jacob et pourtant, c’est lui qui a le droit d’aînesse devant tous les autres.

Tamar, belle fille de Juda a deux jumeaux, Zérach et Pérets. Zérach est l’ainé et pourtant c’est de la postérité de Pérets, le cadet, que naîtra Jésus-Christ.

David est le plus jeune fils d’Isaï, son père, et c’est lui que le prophète Samuel, inspiré par Dieu, désigne comme roi d’Israël.

Salomon est choisi par Dieu pour succéder au trône de David alors que Adonija est son aîné.

Quelle conclusion retenir de ces constats ?

La première c’est que l’Eternel ne considère pas ce que l’homme considère ; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur, à ce qui est bien, à l’obéissance et à ce qui est juste selon sa Loi. Ses choix sont justes.

La deuxième, c’est que Dieu n’est pas prisonnier des traditions et des lois des hommes ni même des principes physiques qu’il a fixés au monde. Á deux reprises, ne fait-il pas reculer le soleil pour accomplir sa volonté ?

Ces principes sont totalement confirmés par l’alliance dans le sang de Jésus-Christ. Dans cette alliance divine, il n’est plus question du droit d’aînesse qui valorise une naissance et non une qualité. Les élus de Dieu le sont uniquement à cause de leur foi, de l’amour, de la bonté, de la fidélité, de leur obéissance et non à cause d’une hiérarchie biologique.

Jésus est aussi un fils premier né mais il ne revendique rien pour lui ; au contraire, comme un fidèle serviteur, Il donne sa vie pour ses amis.

 

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