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Bâtir la muraille

13 mai 2020

Bâtir la muraille

Bâtir la muraille

Il y a un temps pour tout, et même un temps pour bâtir dit l’ecclésiaste.

Dans quel temps sommes-nous ?

Comme au temps de Néhémie est-ce le temps de reconstruire la muraille ? Ou alors de se cacher peureusement dans des cavernes ?

Depuis plus de 2000 ans Les apôtres ont posé le solide fondement et nous construisons dessus des murailles selon une stratégie empruntée à l’art de la guerre :

  • Des troupes de chocs conquièrent un nouveau territoire, ce sont les missionnaires
  • Pour le protéger on construit une muraille en enseignant et formant des disciples des pasteurs, des diacres qui entretiennent le troupeau et même forment de nouveaux missionnaires
  • Dans le même temps il faut entretenir la muraille pour qu’elle soit toujours opérationnelle, et la défendre contre un ennemi qui ne renonce pas
  • Et enfin pacifier l’ensemble du territoire en établissant des liaisons entre les forteresses construites. C’est le temps le plus dangereux, le temps du relâchement, de la démobilisation.

Aujourd’hui c’est encore le temps de bâtir, de rénover, renforcer les murailles.

Le jour viendra où il ne sera plus possible de le faire, ce sera le temps de se réfugier derrière la muraille. Ce sera « La nuit qui vient et où personne ne pourra plus travailler ».

Ce jour-là il faudra que la muraille soit en très bon état car il est impossible aujourd’hui de présager de la durée et la violence du siège qu’il faudra subir.

Il faudra avoir suffisamment de provisions spirituelles pour ne pas mourir de faim et être un soldat aguerri pour défendre la muraille.

Ce sera un temps de douleur, de souffrance, de restriction parce que si le jour du Seigneur sera un jour grand et terrible, les jours qui le précéderont seront pour les témoins du Christ, des jours difficiles.

Il y a des années, il y avait une doctrine très en vogue dans l’Église supposant que nous échapperions aux tribulations de l’apocalypse car nous serions enlevés avant. Théorie séduisante qui me convient tout à fait ; mais si ce n’était pas vrai ? Et si nous étions déjà dans l’apocalypse ?

Jésus dit que nous entendrons parler de bruits de guerre, de famines, de tremblements de terre. Depuis 2000 ans la terre ne connait que cela.

Ce qui d’ailleurs n’a jamais empêché les enfants de Dieu d’être dans la joie et la paix promises par Dieu.

Puis Jésus ajoute que ce ne sera pas la fin mais le commencement des douleurs. Il s’agit bien de douleurs.

Certaines personnes, et non des moindres disent, qu’il ne faut pas être négatif et voir uniquement le mauvais côté des choses et bien sûr on parle du très classique verre à moitié plein et à moitié vide.

Et Jésus, quel côté du verre voyait-il ?

Ne nous incite-t-il pas à nous préparer au pire, travailler, fortifier la muraille, y placer des sentinelles et affuter les armes plutôt que de s’endormir paisiblement et se réveiller avec la marque de la bête, gravée sous la peau parce que ce jour-là, il sera trop tard.

Nous devons nous préparer au pire.

Et si le pire n’arrive pas ? Alors tant mieux et loué soit l’Éternel qui fait tout à merveille ! Mais alors prions pour la génération qui nous suit…

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