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L’expérience de la maladie

De:

AddAntibes

J’ai été touché par ce que disait David Yonggi Cho de son expérience de maladie. Je vous le partage tel qu’il l’écrit dans son livre « le chrétien face à la maladie » :

« On me demande souvent
pourquoi je prie avec autant d’acharnement pour les malades. La raison est simple :
j’ai été moi-même très malade… Non seulement j’étais
atteint de tuberculose mais j’avais aussi une pleurésie, ce qui expliquait ma
faiblesse et ma sensation d’impuissance… Malgré l’intense souffrance due à la
maladie et à ma grande faiblesse, je n’ai pas tardé à apprendre que cette
souffrance finirait par devenir une grande bénédiction… Ce sont des jours
pendant lesquels j’ai appris à devenir plus sensible au repentir. J’ai appris à
reconnaître la voix de l’Esprit Saint quand il me parlait par les Ecritures. Je
me sentais comme quelqu’un qui a été dépouillé de tous les désirs superflus
envers les « choses ». Je me suis surpris à prendre des décisions
concernant les choses auxquelles je tenais le plus au monde. J’ai commencé à comprendre
quelle valeur a, aux yeux de Dieu, une seule personne privée du salut, et j’ai
pu la voir comme lui la voit. Au fur et à mesure que je vidais ma vie de tout
ce qui me paraissait sans importance, j’ai assisté à une véritable purification
de mon être, et à un renouvellement de mon intelligence. J’ai reçu une foi plus
grande pour croire que Dieu allait répondre à des besoins encore plus
difficiles… Ainsi, la souffrance avait un sens dans ma vie, puisqu’elle me
rendait plus sensible aux besoins des gens de mon entourage…

Mon cœur était
resté très faible malgré ma guérison de la tuberculose et j’avais constamment
des palpitations. Partout où j’allais, j’étais saisi d’accès de faiblesse et
j’étais souvent obligé de m’asseoir ou de m’allonger jusqu’à ce que j’ai repris
des forces… Ces accès pouvaient survenir à n’importe quel moment, y compris
pendant que je prêchais. Souvent, je ne tenais que par le soutien de Jésus,
quand je prêchais la Parole. J’étais obligé de le tenir pour le Dieu de ma
guérison tout en étant obligé de demander à Jésus-Christ de me donner la santé,
à tous les instants de ma vie. Même dans ma vie quotidienne, quand j’allais à
l’Eglise, quand je visitais les paroissiens ou dans les moments de détente
familiale, j’étais obligé d’accrocher littéralement ma propre vie à celle de
Jésus-Christ. Parfois, je me demandais si le Seigneur allait me laisser mourir
tout seul dans un motel perdu, loin de ma famille et des paroissiens fidèles et
priants ; mais quand je m’appliquais à prier, l’Esprit Saint me
réconfortait, et Jésus venait toujours me toucher. J’ai appris ainsi que
Jésus-Christ n’est pas seulement Celui qui nous guérit mais également la source
de notre santé, au jour le jour et d’instant en instant… La souffrance semblait
ne jamais devoir finir, mais elle m’a appris à faire appel à Jésus et à élever
ma foi et ma confiance à des niveaux qu’elles n’avaient encore jamais atteints…

J’ai appris que lorsque je pensais avoir atteint le fond de mes ressources, je
pouvais faire encore plus confiance à Dieu, et faire encore monter ma
foi ! Ce qui ne veut pas dire que ma douleur et ma souffrance diminuaient
un tant soit peu, mais uniquement que j’arrivais à vivre au-delà du désespoir
et à continuer de marcher avec Dieu jusqu’à ce que vienne ma guérison… Une
sensation permanente de mort accaparait mon attention. Il me semblait que mon
corps était une véritable encyclopédie de maladies (il mentionne des
inflammations intestinales et autres)…

Au bout de dix ans, j’ai commencé à
émerger de cet épuisement nerveux et à recevoir progressivement ma guérison… Il
me semblait que la maladie m’avait soustrait à la plus grande partie de ma vie
et je me demandais souvent si je serais encore vivant dans un an ou un mois… En
dépit des infirmités et des faiblesses qui ont harcelé ma vie, j’ai pu, par la
puissance de résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ, maintenir mon
ministère… Non seulement je crois dans la force du pouvoir de guérison, mais
plus encore je crois dans la puissance de soutien du Christ ressuscité dans mon
corps physique.

Pour ce qui est de la souffrance et de l’endurance dans de
nombreux genres d’épreuves, il faut se discipliner pour demeurer dans un état
d’abandon et de confiance tenace dans l’amour de Dieu au moment où les vents et
les tempêtes de la souffrance viennent secouer notre vie. C’est ainsi que l’on
recevra la victoire… Les ennuis ou la souffrance nous font quelquefois douter
de la proximité de Dieu, mais la Parole de Dieu affirme que rien ne peut nous
séparer de l’amour de Christ !… Quand notre foi est forte, elle est plus
grande que la souffrance et celle-ci perd son pouvoir de découragement. Celui
qui possède cette foi ne garde pas ses yeux fixés sur la souffrance, quelle que
soit la violence ou la force de son attaque : il porte ses regards vers
Dieu…

Personne n’a envie de souffrir. Personne ne peut trouver de plaisir dans
la souffrance, parce qu’elle vient toujours contrecarrer nos projets. Elle nous
immobilise et nous fait réviser notre style de vie et nos valeurs, et elle
change souvent nos orientations. Nous comprenons souvent quelle importance la
plupart de nos choix ont revêtu. En même temps, personne ne peut ignorer cette
dure réalité qui fait que nous aurons tous à affronter la souffrance, au cours
de notre vie. Personne n’échappe à la souffrance. Il faut simplement lui
permettre de se transformer en bénédiction…

Mon expérience personnelle m’a
appris que la patience  est payante,
quand je prie pour une guérison. Je sais aussi que je dois persévérer dans la
prière pour la guérison divine et la santé que Dieu donne… J’ai dû choisir
entre le fait de concentrer mon attention sur mon état physique et ma situation
d’impuissance, et le fait de regarder ce qu’offrait le Calvaire par la
rédemption de Jésus. J’ai choisi de me concentrer sur la Parole de Dieu et ce
qu’apportait sa mort sur la croix. Mon état maladif a été guéri. Ma souffrance
m’a amené à un point de confiance et de foi absolu en ce Dieu qui ne peut être
mis en échec ! Cela m’a permis d’acquérir une sensibilité particulière et
une bonne compréhension de ses projets éternels dans ma vie, de manière à me
faire vivre avec lui sur un plan supérieur, pendant mon séjour sur terre, et
d’être en bénédiction pour les autres jusqu’à ce qu’il revienne ! » (David Yonggi Cho, Le chrétien face à la maladie, 1995
(écrit en 1976), chapitre 16 « ce que Dieu a fait dans ma vie à travers la
souffrance », p.77-95).

 

 

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