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Le Seigneur Jésus va être révélé du ciel

De:

         2 Thessaloniciens 1.7 : Il vient du ciel, car c’est là qu’il siège aujourd’hui à la droite de la
majesté divine. Cette apparition, apokalupsis, est littéralement un
dévoilement. La venue de Jésus lève le voile sur la réalité de sa gloire, que la foi connaît,
mais que la vue ne contemple pas encore pleinement (Hébreux 2.8-9). « La
majesté, la toute-puissance et les autres qualités divines du Sauveur nous y
seront révélées sous un aspect inconnu jusqu’alors ». Il vient avec
« les anges de sa puissance », c’est-à-dire avec ceux qui sont à ses
ordres pour exercer sa puissance, ou encore avec cette catégorie d’anges
appelée « puissances » (Ephésiens 1.21).

         v.8
Le feu, symbole de jugement. Le dévoilement de Jésus est aussi le temps de
la punition, littéralement, « pour tirer vengeance » (châtiment,
réparation, mais pas de ressentiment ou de rancune). La justice implique des sanctions. Si Dieu nous appelle à renoncer à
nous venger nous-mêmes, ce n’est pas parce qu’il veut donner libre cours au
mal, mais parce qu’il se réserve le jugement final (Romains 12.19).

         v.8 Ceux qui seront punis, ce sont ceux qui ne connaissent pas Dieu,
c’est-à-dire ceux qui ne se sont pas souciés de le connaître et qui ne l’ont
pas glorifié et remercié pour ce qu’il leur faisait connaître (Romains 1.21 et
28). « Ceux qui n’obéissent pas à l’Evangile de notre Seigneur
Jésus » sont peut-être les mêmes, puisque le refus de connaître Dieu
engendre le refus d’obéir à l’Evangile ; mais ce sont peut-être aussi
d’autres personnes qui, tout en ayant connu Dieu, ont cependant désobéi à
l’Evangile (Matthieu 7.21). En disant cela, l’apôtre démontre que Dieu veut non
seulement se faire connaître, mais aussi conduire à l’obéissance ceux qui l’ont
connu. « La foi est obéissance, c’est-à-dire adhésion humble mais
volontaire au message et à celui qui se révèle à travers ce message. »

         v.9 La grandeur du châtiment. Le terme traduit par
« châtiment » a aussi le sens de « payer ce qu’on doit,
s’acquitter d’une obligation ». La sanction des fautifs est la rétribution
de leurs fautes, le juste retour de ce qui leur est dû. La pratique du péché et
le refus du salut provoquent un lien continuel avec le mal et une dette
infinie. L’apôtre parle de « ruine éternelle » ; la condamnation
n’est pas provisoire mais définitive. Autant on peut changer de position avant
le retour de Jésus, autant la condition de la vie à venir, après le retour de
Jésus, est irréversible
(Matthieu 25.10-13). C’est une séparation éternelle d’avec Dieu, « loin de
la face du Seigneur et de la gloire de sa force », ce qui implique qu’il
n’y ait pas d’accès auprès de lui, pas de sourire, de faveur, d’écoute ou de
réponse, pas de perception et de participation à sa gloire et à sa force. C’est
l’inverse de ce qui attend les fidèles.

          v.10 La grandeur de la récompense. Le sort des incrédules fait mieux « ressortir la
grandeur des privilèges promis aux croyants ». Jésus revient pour être
glorifié, pour que son autorité soit reconnue (Luc 19.12) ; mais il
revient aussi partager cette gloire : les réprouvés en sont privés (v.9)
mais ceux qui appartiennent au Christ y sont associés. Là où il est,
ceux que le Père lui a donnés sont aussi avec lui, afin de voir sa gloire (Jean
17.24). Ils peuvent être admirés, parce qu’ils seront changés et rendus
semblables à Lui. Leur corps ressuscité suscitera l’admiration. Comme un
artiste est glorifié au travers de son œuvre, ainsi Jésus-Christ le sera au
travers de ceux qui sont son ouvrage (Ephésiens 2.10). La foi placée dans le
témoignage des apôtres reçoit sa rétribution. Le monde hostile à Dieu est
condamné, mais l’Eglise opprimée est libérée. La justice, trop longtemps
bafouée, est rétablie. C’est pourquoi, les fidèles particulièrement exposés aux
souffrances, font du retour du Seigneur leur principale espérance.

         v.10 En ce jour-là. Il s’agit du jour où Jésus-Christ apparaîtra
du ciel dans toute sa gloire pour sanctionner ou récompenser (v.7-9). Paul
l’appelle aussi « jour du Christ » et « jour du Seigneur ».
Même si l’apôtre va parler de l’apostasie, de l’avènement de l’impie et de ce
qui le retient encore (chapitre 2), le retour de Jésus-Christ reste sa
préoccupation majeure. Les discussions sur le contexte de cette venue ne
doivent pas nous faire perdre de vue le point de mire de notre espérance, sujet
de toutes nos attentes, « ce jour-là ».

Extrait du livre « lorsqu’il viendra en ce jour-là, commentaire de 2 Thessaloniciens » écrit par Thibaud Lavigne et Patrick Salafranque aux Editions Viens et Vois.

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