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Du désespoir à la vie !

De:

AddAntibes

Nous étions une famille tranquille, lorsqu’un fléau nous a frappé.
Mes deux enfants, Isabelle et Charly ont connu la drogue, alors qu’ils été allés à une « boum ». Revenus drogués malgré eux, je me suis inquiétée ; mais j’espérais que cela s’arrêterait là. Hélas, ils ont été pris au piège … malheureusement, mon mari ne voulait pas y croire car ils étaient sérieux et travaillaient bien tous les deux au Lycée.
Pour ma part, les angoisses, la peur me gagnaient peu à peu et je sombrais dans une dépression morbide. Des idées de mort jour et nuit me poussaient au suicide et cela a duré 8 ans.
J’ai été plusieurs fois hospitalisée à Grasse, Antibes, Nice « St Roch » où j’ai été dans le coma durant 10 jours. A la Clinique de « la Costière », j’ai été soignée par électrochocs pendant cinq longues années.
Dans ma détresse, je frappais à toutes les portes et entre autre, je faisais dire des messes pour mes enfants, je priais et pleurais devant des idoles. Les responsables étaient dépassés et m’ont donné le conseil d’aller à Lourdes …. Comme je n’en avais pas les moyens, ils m’ont répondu « débrouillez-vous ». Alors, je me suis retirée avec un profond désespoir … il n’y avait plus aucune issue pour moi.
Je consommais beaucoup de médicaments, … par poignée, mais la dernière tentative de suicide, pour laquelle j’avais passé 10 jours dans le coma, n’avait pas réussi. Pire, j’en étais ressortie paralysée du bras droit, car mon nerf cervical était atteint au dernier degré et j’avais aussi une pleurésie tuberculeuse … (le Samu en voulant très vite agir pour me sauver a percé mon poumon et de l’eau y a pénétré). J’étais dans un très mauvais état et mes enfants aussi. Ma fille se mourrait atteinte du sida à l’hôpital « Archet » de Nice et mon fils n’avait plus toute sa raison. Ses neurones, son cerveau ne fonctionnaient plus, cela étant dû à une trop forte dose de LSD. Nous étions perdus !
Je décidais alors d’en finir une fois pour toute car je n’aurais jamais supporté de voir mourir mes enfants. J’ai pensé que le mieux était de me jeter sous le train. Je logeais à cette époque dans le quartier de « l’Ariane » (Nice) et peu après le pont, passait le train de la ligne Breil sur Roya.
J’avais emporté de nombreux médicaments dans ma poche que je voulais prendre avant de passer à l’acte. C’était un Dimanche après-midi et sans en parler à quiconque, je suis arrivée près du pont, mais avant de traverser, une force m’a poussée à crier et à lever le bras vers le ciel. J’ai crié à Dieu du fond de mes entrailles : « tu n’existes pas, sinon tu ferais quelque chose pour moi !» Je pleurais désespérément
Soudain, une voix douce m’a répondu : « J’existe, mais toi tu ne m’écoutes pas ! … »
C’est alors que j’ai vu défiler toute ma vie comme un film. Ce n’était pas beau et très sale … mais cette voix très douce et paisible ne me condamnait pas, bien au contraire, elle était pleine d’amour. Jamais on ne m’avait manifesté autant d’amour depuis mon enfance jusqu’à mon mariage. Etant une enfant de la DASS, j’avais été maltraitée, élevée de foyer en foyer, abandonnée depuis l’âge de 3 ans. Jamais d’affection, pas le moindre geste de compassion et d’amour ; si bien que j’acceptais de suivre ce Seigneur que je ne connaissais pas.
Jésus était là, près de moi ! Sa présence était sûre, je ne rêvais pas. J’ai détourné mon chemin, j’ai longé la rivière du Paillon et tout au long de cette marche  j’entendais un chant merveilleux. Arrivée au bout de ce boulevard, j’ai tourné à gauche sans savoir pourquoi … ? je me laissais conduire. Arrivée devant une petite maison avec une porte blanche, et sans y avoir lu aucune inscription, j’ai poussé cette porte qui était fermée avec une force que j’ai pu ressentir. Je suis entrée, un homme seul sur une estrade parlait de Dieu. Je ne voyais même pas les personnes qui étaient dans la salle. Je ne voyais que cet homme sur l’estrade. Tout à coup, j’ai pensé que je me trouvais dans une secte. J’ai voulu très vite partir, mais la même voix m’a reparlé et m’a dit : « Non, restes … j’ai quelque chose de très important à te dire, écoutes ! «
J’ai alors entendu ces merveilleuses paroles de Jésus : « Malgré tout ce que tu as pu faire, je suis mort pour toi sur la croix » et je voyais à nouveau défiler ma vie. J’ai réalisé le sacrifice de Jésus pour moi et j’ai pleuré amèrement, … des larmes de repentance.
Pendant ces 8 années, je pleurais jour et nuit sur mon propre sort, sur ma misère, pensant que je ne méritais pas ce qui m’arrivait. J’avais la haine au fond de mon cœur. J’en voulais au monde entier, mais là, mes larmes coulaient sur l’Amour de Jésus pour moi manifesté à la croix, et cette voix douce m’a encore parlé en me disant : « ne pleures plus,  tes nombreux péchés sont pardonnés ».
A l’instant même, je fus libérée et pardonnée de tous mes péchés. J’ai été totalement guérie du nerf cervical qui me paralysait le bras ainsi que de la pleurésie dont j’avais gardé les cicatrices sur mes poumons. Une grande joie envahissait mon cœur et je n’avais plus envie de mourir. Je voulais vivre et serrer mes enfants dans mes bras. Un immense espoir naissait en moi.
Je suis partie précipitamment lorsque j’ai vu la salle remplie de monde que je ne connaissais pas, mais en sortant on m’a donné une Bible que je n’avais jamais eue.
En arrivant chez moi, j’ai ouvert ce trésor qui me brûlait en chemin et le premier verset que j’ai lu était : « tes nombreux péchés sont pardonnés » (La Bible – Evangile de Jean – chapitre 8 – verset 11) 
Assise sur mon canapé, j’ai lu et relu, jusqu’à m’endormir sans avoir pris un seul médicament.
J’avais découvert l’Amour de Dieu,
En 1987, je renaissais ! Cela fait 22 ans !
6 mois plus tard, j’ai rendu visite à mon psychiatre de la Clinique « La Costière » qui ne voulait plus de moi, tellement « je lui en avais fait voir ». Il a été très surpris car il me croyait morte.
Après avoir entendu mon témoignage, il était heureux pour moi que j’ai eu fait cette merveilleuse rencontre avec mon Seigneur. Car, il m’a dit : « Je ne pouvais plus rien pour vous » ;
Evidemment, mes problèmes étaient toujours là, mais avec l’aide de Dieu, j’ai assumé les difficultés et les épreuves (plusieurs deuils par la suite)
Tous mes bien-aimés ont été sauvés eux aussi, après être passés par les eaux du baptême …
Isabelle, Charly ainsi que mon mari ont donné leur cœur à Jésus.
Rapidement, mon fils Charly a récupéré tous ses neurones.
Quelle grâce de savoir que Dieu m’a tant aimée au point de donner son Fils unique sur la croix pour moi.
Il m’a donné une famille spirituelle et je ne suis plus seule. Je lui rends grâce et je le loue de tout mon cœur.
Reçois Seigneur toute ma reconnaissance !
Merci JESUS !


Angèle PERSICO   

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