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Dieu parle à nos coeurs !

De:

AddAntibes

Il y a 16 ans, je rencontrais Virginie, une fille avec qui logiquement je ne pouvais imaginer faire ma vie tant le monde dans lequel nous vivions était différent,  mais je sais aujourd’hui que si nous nous sommes rencontrés c’est purement par la grâce et la volonté du Seigneur Jésus.
Je me rappelle que quelques temps après notre rencontre,  nous étions avec mes amis dans un bar et j’attendais un pote avec qui je devais partir. A son arrivée, j’ai vu tout à coup dans les yeux de Virginie de la peur, une peur qui l’envahissait de plus en plus sans savoir ce qu’il se passait. La peur je connaissais bien. Pendant un moment j’hésitais : partir avec mon pote, faire confiance aux yeux de Virginie, mon pote, les yeux de Virginie.

Finalement, je suis resté avec les yeux de Virginie ; ce jour là, mon pote est mort. Avec la perte de cet ami (un de plus), ce n’est pas une page de ma vie qui se tournait, mais tout un long chapitre qui s’achevait…

Puis la vie continue, je rencontre sa famille (chrétienne), souvent invité chez eux et toujours accepté tel que j’étais, et donc l’Eglise de temps en temps car nous vivions tout de même assez loin, en montagne. Je trouvais toutes ces personnes sympathiques, « fadas » mais pas méchantes. Après tout ils parlaient de Dieu (chose qui était un peu abstraite pour moi), de Jésus Christ (personnage que je situais déjà un peu mieux) et du Saint Esprit (alors là, je séchais !). J’appréciais leur ferveur. J’aimais venir à l’Eglise, très peu pour les gens, à peine pour la prédication, mais beaucoup pour les chants que j’écoutais et qui me touchaient, pour certains avec puissance. Je ne pouvais pas retenir mes larmes en les entendant, aujourd’hui encore lorsque je les chante, les larmes noient mes yeux très rapidement.

Il y avait également les paroles de connaissance (messages Divins), qui, à trois reprises sur plusieurs années m’ont prouvé l’existence de cet au-delà, de l’amour de Jésus pour ma petite personne, des protections tout au long de ma vie, alors que je pensais avoir vraiment beaucoup de chance ou que décidément, j’étais trop fort pour me sortir finalement aussi bien et sans trop de dégâts des galères dans lesquelles je me fourrais.

La première fois, ce fut à Gap, nous étions allés voir Corinne, la cousine de Virginie, en camp chrétien et je n’avais pas du tout envie d’assister au culte. De plus, je m’étais toujours dit que je n’avais pas le droit de déranger Dieu avec mes petits problèmes et que de toute façon, si il existait, j’étais indigne pour Lui demander quoi que ce soit. Sur ces bonnes pensées,  je dis aux filles que je les attendrais dans la voiture. Je les soupçonne d’avoir prié pour moi, car quelques minutes après, sans aucune raison cohérente, je changeais d’avis et je me rendais sous le chapiteau. Le culte commença : chants, louanges et là, silence, lorsqu’une femme parla au nom du Seigneur Jésus pour dire que je n’étais pas indigne, que je ne le dérangeais pas et que je pouvais prier pour moi. Elle reprit mot pour mot des pensées que je n’avais jamais partagées avec qui que ce soit, j’en fus complètement secoué.

La seconde fois fût à l’Eglise d’Antibes. J’avais assisté à des baptêmes, dont celui de mon épouse, et je trouvais cela très bien pour les autres, mais pour moi, c’était impensable. Me vêtir de blanc signifiait se moquer du monde et de Jésus en premier, vue la vie que j’avais menée. De plus, j’avais l’impression qu’il fallait faire des tas de choses après, ainsi que de nombreux sacrifices et je n’étais pas prêt à renier quoi que ce soit de ma vie, le bon comme le mauvais, même si j’avais déjà commencé à changer.
Alors un jour, rebelote : chants, louanges et moi, plus contemplatif que dans la prière, j’eu la sensation tout à coup qu’une personne  me mettait son poing dans l’estomac, je me pliais en deux sur ma chaise et à ce moment précis, dans l’effervescence des prières, je n’entendis plus qu’une personne, François, comme si nous n’étions que tous les deux, ses paroles fut complètement audibles (et pour ceux qui me connaissent, les oreilles chez moi, ce n’est pas ce qui marche le mieux !). Cela disait : « Passe par les eaux du baptême, il n’est pas nécessaire d’être parfait, etc.…», et le message insistait bien sur : «Passe par les eaux du baptême !». Je sais depuis que le baptême n’est pas une finalité, ni même une étape mais un commencement avec Dieu !

La troisième fois fût aussi à l’Eglise d’Antibes, après notre retour sur Nice. Depuis quelques temps je me sentais vraiment perdu, j’étais au plus mal, les pires pensées me traversaient l’esprit et je priais, mais je ne voyais pas de solution. Alors je criais ou plutôt j’hurlais au Seigneur plus fermement ! Et un dimanche…. Chants, louanges et une personne : Sylvie, qui reprit une fois de plus ces mots que je n’avais jamais dit à personne, ces mots qui me disaient de ne plus m’inquiéter, que tout allait bien se passer pour moi, et je repartis en paix et tout c’est bel et bien arrangé.

Il y eut aussi des rencontres qui m’ont donné envie d’aller plus loin dans la foi, je pense aux réunions de maison chez les Polito et au système mis en place pour que de la Foux d’Allos nous puissions suivre les réunions via un portable. Je pense aussi à des repas dans un jardin avec des gens sensés et drôles qui possèdent de la puissance dans les mots et de l’humour. Je sais aujourd’hui que le Saint Esprit a une patience infinie et qu’Il veille sur moi, que notre Seigneur Jésus est bien vivant, et que jamais je n’ai été seul, même lorsque je me croyais bien planqué à l’abri de tout et de tous. Dans notre montagne et ici aussi, depuis notre retour, j’ai vécu des choses incroyables, j’ai vu, entendu et même senti l’action et la présence de l’Esprit Saint.

Je suis baptisé depuis le 7 septembre 2003 et je suis heureux d’appartenir à cette famille de « fadas » oui, mais « fadas » de Jésus Christ notre Seigneur, notre Roi !

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