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Aux victimes de violences et d’abus…

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« Je hais la répudiation, dit l’Eternel, le Dieu d’Israël, et celui qui couvre de violence son vêtement, dit l’Eternel des armées. Prenez donc garde en votre esprit, et ne soyez pas infidèles ! » (Malachie 2.16).

La Parole de Dieu nous fait connaître le cœur de Dieu, ce qu’il pense profondément. Or, ce texte montre une double répulsion, pour la répudiation, appelée aussi divorce, et pour la violence.

Le contexte est manifestement matrimonial. Juste avant, le prophète a dit : « l’Eternel est témoin entre toi et la femme de ta jeunesse, à laquelle tu es infidèle, bien qu’elle soit ta compagne et la femme de ton alliance… Prenez donc garde en votre esprit, et qu’aucun ne soit infidèle à la femme de sa jeunesse » (Malachie 2.14-15).

Le divorce est une forme de violence, comme le font entendre les traductions suivantes :

« Voici ce que dit le SEIGNEUR, Dieu d’Israël : « Si quelqu’un renvoie sa femme parce qu’il la déteste, il est coupable de violence. » C’est le SEIGNEUR de l’univers qui parle. Faites donc attention à vous–mêmes ! Ne trahissez pas vos promesses ! », Malachie 2.16, Parole de Vie.

« Car renvoyer sa femme par haine, déclare l’Eternel, Dieu d’Israël, c’est comme maculer de sang son propre vêtement en commettant un acte de violence, déclare l’Eternel, le Seigneur des armées célestes. Restez donc dans votre bon sens et n’agissez pas en traîtres ! », Malachie 2.16, Semeur.

Mais on peut aussi dire que la violence engendre des ruptures. La violence, comme la répudiation, est une forme d’infidélité. C’est trahir ses promesses de mariage. C’est faire injure à son engagement. C’est déshonorer son alliance. C’est placer la relation dans une impasse et détruire l’amour.

Aux victimes de violences, je voudrais dire que rien ne peut justifier ce qu’on vous a fait subir. Il y a toujours des explications. Mais rien ne peut légitimer la violence conjugale. L’Eglise fidèle à la Parole de Dieu doit le dire.

Le pardon de Dieu n’autorise pas la poursuite des violences. L’espérance d’un changement ne doit pas permettre aux violences de continuer. La violence conjugale est un interdit absolu. Aimer, ce n’est pas tout accepter. Refuser la violence, c’est faire barrage à l’injustice. Or, s’opposer au mal et défendre ce qui est juste, c’est se placer du côté de Dieu.

Aux victimes d’abus, je veux aussi dire que l’abus sexuel est une forme de violence, certainement la plus inadmissible. Elle doit être dénoncée avec vigueur. C’est le coupable qui devrait en avoir honte. C’est lui qui a adopté une attitude honteuse et répréhensible.

La Bible montre un Dieu qui s’est fait victime en Jésus-Christ. Il a été maltraité et opprimé injustement. Son attitude face aux bourreaux fait toute sa gloire. Lorsqu’il dit : « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23.34), il ne justifie pas leurs actes. Il dira aussi : « Malheur à celui par lequel le Fils de l’homme est livré » (Luc 22.22). Mais, victime de la haine, il continue à défendre l’amour. Jusqu’au bout, il se met du côté du bien contre le mal.

La violence a des conséquences funestes. On ne peut souvent pas le gommer ou le rattraper. Mais en Jésus-Christ, Dieu s’est incarné, il a partagé notre condition, son amour l’a conduit à souffrir avec nous et pour nous.

Aux victimes de violences, je veux dire, enfin, que je prie pour votre guérison intérieure. Dieu est Celui qui justifie. Son Esprit est le Consolateur. Il peut vous reconstruire. Il veut encore vous donner un avenir et une espérance. C’est un miracle qu’aucun discours ne peut opérer, mais je veux réaffirmer que Jésus est venu guérir les cœurs brisés (Esaïe 61 et Luc 4). L’Eglise existe aussi pour vous soutenir. Ne craignez pas, vous avez de la valeur à nos yeux. La folie des hommes n’enlève rien à l’amour que Dieu aura toujours pour vous.

 

 

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