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Apprécier la vie de famille

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La famille se vit souvent sur le registre de la souffrance, mais sauf cas exceptionnels, il y a aussi des joies en famille, et il faut savoir les
apprécier : apprécier la vie de famille qu’on a, même si elle n’est pas celle qu’on aurait voulu avoir.

En relisant les psaumes 127 et 128 qui sont très riches sur la famille, j’ai constaté les joies simples de la famille :

– Heureux l’homme qui a des fils et des filles, « le fruit des entrailles ». Sur France-info j’entendais un couple français qui souhaitait adopter un enfant, mais ils étaient toujours en attente d’une adoption malgré un agrément reçu il y a plusieurs années… c’est une vraie souffrance ! Les individus qui n’ont pas d’enfants savent combien c’est précieux, mais ceux qui en ont savent-ils l’apprécier et en remercier Dieu ?

– Jouir du travail de ses mains.Rien ne sert de courir après l’argent ou de vouloir posséder de nouveaux biens. Le plus important est d’apprécier ce qu’on a et de pouvoir jouir de ce qu’on a gagné honnêtement.

– Se réjouir d’avoir une femme et des enfants, dans sa maison, autour de la table.Un pasteur parlait de quelqu’un qui se plaignait de sa solitude, puis qui s’est marié et se plaignait de son conjoint.Certains sont frustrés de ne pas pouvoir faire tel voyage, avoir telle maison, se payer telle autre chose, mais ici une famille autour de la table fait la joie de l’homme de Dieu qui y reconnaît une bénédiction de Dieu.
Sais-tu encore apprécier les joies simples de la vie ? Celles que tu as, sans fixer sur celles que tu n’as pas ?

En regardant ces joies simples, je relève un grand contraste avec les aspirations et les frustrations de notre génération qui en veut toujours plus. Nous sommes sous l’influence d’une société de consommation qui est une société marchande.
Je discutais avec une dame âgée et lui demandais si elle avait été heureuse dans sa vie. Elle me répondit que son mari ne buvait pas, qu’il ne la frappait pas, et qu’ils n’avaient jamais manqué de nourriture. Pour ces raisons, elle avait été heureuse. En l’entendant, je ne pouvais pas m’empêcher de faire la comparaison avec les femmes d’aujourd’hui : un mari qui ne boit pas et qui ramène simplement de l’argent pour manger à sa faim, ça ne suffit plus !  Je ne dis pas que les aspirations supplémentaires ne sont pas légitimes quelques fois, mais il me semble que savoir faire son bonheur de choses simples ressort de cette description des Psaumes 127 et 128.

Tout ce que tu réclames dans ta famille est-il bien légitime ?
J’ai été touché lors du séjour d’un missionnaire parmi nous pendant quelques mois, par plusieurs de ses messages sur la simplicité, qui est un état intérieur d’abord (Actes 2.46 « ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur »), mais qui s’exprime par une simplicité du mode de vie, un certain détachement des choses matérielles (contraste entre la vie en occident et la vie en Asie ou en Afrique : on croit souvent se simplifier la vie avec des technologies, mais souvent on se la complique aussi).
Je pense aussi à des textes de l’Ecclésiaste : lire 2.24, 3.13,22, 5.17-18, 8.15, 9.9.
C’est un des grands messages de ce livre : la vie n’est pas facile, mais apprécions ce que Dieu nous accorde pour notre bonheur.
Je lisais un livre récemment (du pasteur de la plus grande Eglise des Usa, 45000 membres), et j’ai été interpellé par le titre d’un chapitre : « le bonheur est un choix ».

En voici quelques extraits :

« Vous n’avez pas besoin d‘attendre d’avoir tout solutionné dans votre famille ou vos affaires pour être heureux. Ne renoncez pas au bonheur en attendant d’avoir perdu du poids, d’avoir changé une habitude ou accompli vos buts. Dieu veut que vous soyez heureux là où vous êtes en ce moment.Si vous laissez les circonstances vous dicter vos humeurs, vous risquez de passer à côté de la vie abondante que Dieu veut vous accorder. »« Le bonheur est une décision prise et non pas une émotion ressentie.» « Fleurissez là où vous êtes planté »
Vous pouvez ne pas avoir le mariage que vous auriez souhaité, pas la carrière que vous auriez souhaité, pas la vie que vous auriez voulu, vous pouvez ne pas être l’homme ou la femme que vous auriez voulu, mais décidez de tirer parti de votre situation, d’être heureux malgré vos circonstances, disant « je ne vais pas me plaindre et être négatif, je ne vais pas vivre en regrettant que les choses ne soient pas autrement, je ne veux pas souhaiter être quelqu’un d’autre, je prend ce que la vie m’a donné et je vais en tirer le meilleur, Seigneur je veux être heureux tel que tu m’as fait, je vais jouir de la vie que tu m’a donnée malgré mes défauts ».

Pour certains la vie est une série de problèmes à résoudre. Plus vite on résout ses problèmes plus vite on est heureux. Tant que certains problèmes ne sont pas résolus on ne vit plus ; mais en vérité, quand un problème est résolu, un nouveau se présente. Il faut donc réaliser que nous pouvons jouir du voyage, pas seulement de la destination.
Certains attendent que tout devienne calme et serein pour jouir de la vie, mais la vie a toujours ses défis, alors pourquoi ne pas être heureux maintenant, en se réjouissant dans le Seigneur simplement ?

Pour finir, je veux revenir aux Ps.127 et 128, la clef est au début de chaque psaume : que l’Eternel bâtisse et garde ma maison, ma famille ; les efforts sont utiles mais ils doivent d’abord porter sur la crainte de Dieu et sur le fait de marcher dans ses voies.

Thibaud Lavigne

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