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02 La vie est difficile

De:

En route vers la maturité :

2) La vie est difficile

Genèse 47 : 7 à 10 : « Joseph fit venir Jacob, son père, et le présenta à Pharaon. Et Jacob bénit Pharaon. » « Pharaon dit à Jacob : « Quel est le nombre de jours des années de ta vie ? » » « Jacob répondit à Pharaon : « Les jours des années de mon pèlerinage sont de cent trente ans. Les jours des années de ma vie ont été peu nombreux et mauvais, et ils n’ont point atteint les jours des années de la vie de mes pères durant leur pèlerinage. » » « Jacob bénit encore Pharaon, et se retira de devant Pharaon. »
2 Corinthiens 6 : 4 & 5 : « Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de persévérance dans les tribulations, dans les privations, dans les angoisses, » « sous les coups, dans les prisons, dans les émeutes, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes. »

Nous avons vu dans la première partie de cette série que la maturité c’est d’accepter de sortir du rêve pour se confronter à la réalité. Et qu’il y avait cinq vérités qu’il fallait intégrer pour grandir :
1) La vie est difficile (même pour les croyants)
2) Tu n’es pas si important (tu n’es pas le centre du monde)
3) La vie ne t’a pas été donnée pour toi-même (elle ne t’appartient pas)
4) Tu n’as pas le contrôle (tu n’es pas tout puissant)
5) Tu vas mourir (pire tu vas vieillir)

La première vérité qu’il faut intégrer pour murir, c’est que la vie est difficile.

La vie des personnages bibliques est bien souvent loin des clichés et des stéréotypes que l’on a parfois dans les milieux chrétiens (à l’exemple de ce petit chœur : Que la vie est belle quand on est sauvé).
Jacob et Paul en sont deux exemples qui illustres bien notre sujet. Jacob a fait une rencontre avec Dieu, il a vu Dieu face à face. Il a pourtant connu bien des souffrances dans sa vie (relire : Genèse 47 : 7 à 10). Paul parle des calamités qu’il a vécu, des détresses, des angoisses. Il était un vrai homme de Dieu, il a vu la puissance de Dieu dans sa vie, des conversions, des guérisons, etc… mais que de luttes au dehors et de crainte au dedans (2 Corinthiens 7 : 5 ). Sa vie n’a pas toujours était facile.

Accepter Jésus comme Sauveur, change la vie, est c’est vrai (2 Corinthiens 5 : 17 ).
Si je suis réellement né de nouveau, il y a un vrai changement  en moi. Mais c’est surtout à l’intérieur que les choses changent. C’est notre perception de la vie qui change, mais malgré tout, la vie autour de nous reste difficile et compliquée.

Voyons ce matin, trois choses qui rendent la vie difficile, pour les croyants comme pour les incroyants :

    1) La terre est maudite :
Genèse 3 : 17 à 19 : « Il dit à l’homme : « Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel Je t’avais donné cet ordre : « Tu n’en mangeras point ! » le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, » « il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs. » « C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. ».
Il y a dans la vie des hommes beaucoup d’épines et de ronces, nous vivons au milieu des épines et des ronces. Il est difficile de traverser la vie sans se griffer, sans se blesser.
Nous devons réaliser que la malédiction de la terre, c’est le péché. C’est le péché qui rend la vie difficile aux hommes !
Pour nous « chrétiens » Jésus a pris sur lui la malédiction du péché (Galates 3 : 13 & 14 ).
Malgré tout, nous continuons à vivre sur une terre maudite et par le corps, et par la chair, nous en sommes quelque part « solidaires », nous en subissons l’influence (Romains 8 : 18 à 25 ).
C’est pour ça que la vie est un combat (voir le double sens du mot « lehem » : « pain » et : « combat »). Pour gagner son pain, il faut se battre. Il faut se battre pour avoir un travail, il faut se battre pour le garder, etc… C’est aussi un combat contre des forces antagonistes et ennemies : Éphésiens 6 : 12 : « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. ». Nous désirons avancer avec Dieu mais voilà que nous ressentons aussi une inertie spirituelle. La vie est un combat.
Maintenant plus nous nous éloignons du péché, plus nous nous éloignons de la malédiction.   

    2) Les choses dont on est victime :
Un deuil prématuré, la perte de parent ou d’être cher, une séparation, un divorce, un abandon, la solitude, une maladie, une infirmité, un abus, la violence, la pauvreté, le chômage, la précarité, la persécution, la privation d’amour, de sécurité, de confiance, etc.  
Des choses qui peuvent nous frapper, sans qu’on y soit pour quoi que ce soit, et qui malgré tout vont créer un sentiment de culpabilité.
Les exemples bibliques ne manquent pas : Jacob (a connu des deuils), Joseph (l’esclavage, la prison), Job, Paul, Pierre, etc.
Personne n’est épargné : Écclésiaste 9 : 2 & 3 : « Tout arrive également à tous ; même sort pour le juste et pour le méchant, pour celui qui est bon et pur et pour celui qui est impur, pour celui qui sacrifie et pour celui qui ne sacrifie pas ; il en est du bon comme du pécheur, de celui qui jure comme de celui qui craint de jurer. » « Ceci est un mal parmi tout ce qui se fait sous le soleil, c’est qu’il y a pour tous un même sort ; aussi le cœur des fils de l’homme est-il plein de méchanceté, et la folie est dans leur cœur pendant leur vie ; après quoi, ils vont chez les morts. Car, qui est excepté ? ».
Matthieu 6 : 34 : « Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. ». Littéralement : À chaque jour suffit sa « peine », c’est-à-dire : « son mal » : les épreuves, les mauvaises choses du jour…
C’est pour ça que la vie chrétienne n’est pas que nouvelle naissance, mais un processus de guérison et de consolation (2 Corinthiens 1 : 4 à 7 ). Le Dieu des miséricordes et le Dieu de consolation, qui nous console de toute nos afflictions.
Ne laissons pas notre passé hypothéquer notre présent et notre avenir.   

    3) Les mauvais choix :
La vie est compliquée mais parfois on se la complique encore d’avantage par de mauvais choix, de mauvaises décisions.
Des choix pour lesquels on n’a pas tenu compte des conseils, des mises en garde de nos proches, on s’est laissé guider par notre « instinct », notre cœur, nos désirs, nos yeux !
Une mauvaise orientation professionnelle, un mauvais mariage, une mauvaise alliance, un projet matériel déraisonnable, un lieu de vie inadapté, de mauvais choix spirituels, etc.
Exemple :
– Jacob, il se fait passer pour son frère !
– Élimélec, il s’éloigner de Bethléem. À cause de la famine, il s’éloigne de la maison du pain. Il est mort ainsi que ses deux fils en Moab !
– David, il reste dans son palais au lieu d’aller au combat.
– Salomon, il choisi d’épouser la fille de Pharaon. C’était peut-être une bonne décision politiquement, mais, spirituellement, c’était la première épouse étrangère !
– Achab et Jézabel.
– Samson et Délila.
– Israël a fait le choix de s’appuyer sur l’Égypte, etc.

Personne n’est à l’abri d’une erreur, l’important c’est de savoir en tirer les leçons, et ne pas reproduire constamment les mêmes erreurs (Psaumes 32 : 8 : « « Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; Je te conseillerai, J’aurai le regard sur toi. » »). Quelle grâce ! Dieu peut nous aider dans nos choix, laissons-Le faire. Recherchons Sa vision, Ses plans, Ses voies pour nous.

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